Neco

Artisan tatoueuse

Son Quartier : Le 18eme

Neco  a sa passion dans la peau. Et sur la peau. Tatoueuse tatouée, chaque centimètre de son épiderme parle de lui-même, ne restent plus qu’un morceau de coude et que quelques parcelles de jambe vierges.

Peace et intrigante, cette globe trotter native de Sapporo (Japon, pour ceux qui auraient eu 4 au bac géo) navigue entre la Californie, Paris et son pays d’origine pour puiser son inspiration au service de son travail.

La Californie pour sa culture punk, ses tatoos old school et son atmosphère singulière, Paris, qu’elle habite depuis son enfance et dans laquelle elle a fait la plupart de ses rencontres marquantes et le Japon pour son art ancestral du tatouage et où elle part un trimestre par an peaufiner la technique du tebori (littéralement, te pour main et bori pour tatouer en japonais, tatouer à la main donc, à l’aide d’une tige en bois ou en acier) .

Mais commençons par le commencement. Neco nait à Sapporo, passe la plupart de sa jeunesse à Paris pour ensuite s’installer à Tokyo. Ce n’est qu’en 2012 qu’elle décide de revenir à Paname.

C’est à 18 ans, alors qu’elle vit dans la capitale nippone, qu’elle commence à se faire tatouer. Et au Japon, plus tu es tatoué, plus ton quotidien se complique. Mal vu et souvent associé à la mafia japonaise, l’individu tatoué galère bien fort pour à peu près tout. Il doit être couvert en permanence. Alors, clairement, on oublie le plouf à la piscine municipale ou le débardeur quand il fait 30 degrés. Si la vie de tatoué est une tannée au pays du soleil levant, imaginez celle du tatoueur. Cette overdose de contraintes pousse Neco à retourner à Paris pour pouvoir graver des peaux. A son retour, les rencontres se font rapidement et c’est quand elle apprend que Hard Core tatoo recherche une apprentie qu’elle se jette dans le bain.

Après avoir travaillé dans plusieurs salons, elle pose ses machines à La Mine, un vivier d’artistes reconvertis dans le tatouage dans le 2e, où elle exerce aujourd’hui.

Son style est nourri de sa double culture et de son appétence pour la musique punk et la future beat. Beaucoup de fleurs, beaucoup de noir, beaucoup de petits points pour une pâte néo jap de caractère.

Si elle vit à Strasbourg-Saint-Denis, elle préfère écumer le 18eme pour flâner. Un arrondissement pas envahi par les grandes enseignes, dont l’architecture est préservée, animé et paisible à la fois.

Bref, un quartier inspirant pour une âme sans cesse en quête de renouveau.


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