L’œil de Nina : bavardage et confidences avec Marg...

L’œil de Nina : bavardage et confidences avec Margaux Avril

L’air de rien, cette nana d’Paname s’invite doucement mais surement sur la scène, tant artistique que médiatique. Devenue une amie depuis notre première rencontre professionnelle, elle reste une voix, un regard et une attitude que j’admire. Il était temps de vous la présenter ici.

Chanteuse, auteur, photographe, «  it girl  », etc. C’est pas trop dur tout ça dis donc ?

(rires) Non, au contraire ! Je suis très heureuse de pouvoir être tout cela, et ne compte pas m’arrêter là. Je pense que cela traduit bien mon envie de faire plein de choses. Comment se plaindre de faire ce que l’on aime ?! J’ai beaucoup de chance et j’essaye d’en tirer le meilleur pour que cela dure.

Tu chantais depuis toute petite, et tenir un kodak dans tes mains a changé ta vie ? Autrement dit, comment ces passions te sont venues et t’ont amené là où tu es aujourd’hui ?

Oui, je crois qu’on peut dire que je chantais depuis toute petite… Après de vaines inscriptions en danse, tennis etc., c’est la musique qui restait ma principale activité extra-scolaire (solfège, chorale, piano…). Tenir un appareil (en fait c’était le Leica de mon père), n’a pas changé ma vie mais plutôt sa vision ! C’était aussi comme une révélation, l’envie de «  jouer  » avec ce qui m’entoure, m’en inspirer, faire une poésie intime et surtout garder une empreinte de tous ces regards que j’ai posé sur des instants parfois un peu anodins mais que je trouvais beaux. Il suffit d’une lumière, d’une ambiance, d’une harmonie. Comme en musique ! Finalement, la musique et la photo aujourd’hui se complètent, l’univers musical m’apprend beaucoup en direction artistique, en communication; et m’inspire aussi évidemment beaucoup pour les prises de vue.

margaux avril

Quel est ton meilleur souvenir musical et tes sources d’inspiration de manière générale ?

Tous mes souvenirs de trajets en voiture avec la musique à fond ! Il y a une sorte d’exaltation avec la vitesse, les paysages qui défilent… Chanter sans retenue avec mes sœurs, mon petit-ami, mes amis, c’est mon défouloir plein de complicité. Sinon, chanter en première partie d’Alex Beaupain à l’Olympia c’était quand même quelque-chose !

Je puise mon inspiration vraiment dans tout ce qui m’entoure. Ce sont des instants qui m’interpellent, un échange, un mot, un angle… Je lis autant que possible, je regarde pas mal de films surtout grâce à mon ami qui m’a fait découvrir et adorer Godard, Truffaut, Lelouch… J’ai eu ma révélation cinéphile et musicale très jeune avec Amadeus de Forman. Je passe pas mal de temps sur Pinterest à faire des mood boards et des lookbooks, à trouver des impulsions mode, graphisme, photographies, etc. (le pinterest de Margaux c’est par ici).

Peux-tu nous en dire plus sur ton actu et tes projets (si t’as des trucs un peu secrets c’est cool) ?

Je suis en train de faire le répertoire de mon album, bientôt rentrer en studio pour finaliser les maquettes de mes morceaux. J’ai vraiment hâte de finaliser l’objet en lui-même : penser aussi aux images… Idéalement j’aimerais même pouvoir co-réaliser les prochains clips, bosser un maximum en échange avec le/la photographe, styliste, graphiste etc… Continuer bien évidemment la photographie et penser à une petite exposition, ou à faire vivre mes photos autrement que sur mon site.

Tu es très active sur les réseaux sociaux, en quoi penses-tu qu’ils ont changé la donne et qu’est-ce que cela t’apporte ?

C’est un moyen de communication qui peut être totalement spontané ou plus fabriqué. Cette ambiguïté me plaît car tu peux aussi en jouer et « travailler » tes posts en fonction de ce que tu as envie de dire et de partager. J’essaye de garder une forme d’esthétisme et de ne pas raconter tout et n’importe quoi – mais où est la limite ? Il y a des frontières de pudeur que je n’ai pas envie de dépasser mais c’est toujours un peu subjectif. En tout cas ce qui a changé, et ce que cela m’apporte c’est la proximité avec les gens qui te suivent et te soutiennent dans tes projets. Je pense que c’est un vrai travail que la communication sur les réseaux. Cela m’amuse beaucoup. Le fait que j’aime photographier, et regarder des images inspirantes joue aussi. J’ai toujours photographié et partagé ces instantanés de vie un peu quotidiennement, à l’époque via un blog, puis pas mal sur Facebook. Aujourd’hui Instagram est la plateforme sur laquelle je partage le plus ces clichés. Mais je poste différemment sur Instagram et sur Facebook ou Twitter. Chaque réseau est différent pour moi, j’essaye d’adapter un peu ma manière de les utiliser. 

Tu nous donnes un son pour : aimer, faire la fête, déprimer au fond de son lit ?

Pour aimer : « Forgive Me » de Florian Rietze ; « A1 » de Darkside, ou « Touch » de Shura

Faire la fête : avec les copines, « Worship » de Years and Years ; avec les copains, « Christine » de Christine and the Queens remixé par Dim Sum ; « Time » de Jungle, (mais en fait il y en a plein d’autres)

Pour déprimer : « Tears in heaven » Eric Clapton

Mais sinon j’ai un compte soundcloud où je fais des playlists (par ici)

Qui est pour toi la nana d’paname ?

Une fille inspirée et inspirante, ambitieuse et ultra-sensible !

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