J’ai testé un français. Non, pas sur ma cerv...

J’ai testé un français. Non, pas sur ma cervicale.

Entre une bière et une clope à la menthe, Chloé nous sort son sourire coquin.

Avec ceci, une belle brochette de vibromasseurs Smile Makers.

 

REGAAARDE IL PORTE UN CASQUE TOUT ROSE ON DIRAIT UN GLAND HIIIIII HAHA LE MIEN EST UN EXPERT LINGUISTE HIHI Bon, en deux minutes on est passé de table de jolies  filles branchées à poules en fuite, nos gloussements rivalisent avec les klaxons parisiens, le serveur demande au barman d’alléger les kirs…

AAAAHHH OOOOOH HIHIHIHI HUUUUHHH que c’est mignoooon eh ho ! les filles, c’est pas la fête du slip, enfin si un peu quand même, c’est pour l’article, alors t’as pris quoi toi ?

Moi, j’ai choisi le Français (entre le Pompier, le Millionnaire, le Surfeur et le prof de Tennis).

Parmi ces esclaves du capitalisme, ce petit gaulois affiche sa feignasse avec une certaine dose de réalisme et aucun complexe, son manque de gêne est rassurant, puis par 35 dégrées soyons franches ça me fatigue rien que de penser au boulot, peu importe si l’employé est sur piles et moi la cliente.

 

Bref.

 

Ce samedi soir bébé fait dodo, papa est chez mamie, mes lunettes sont trop grasses pour savoir si je suis en train de liker un chaton ou un ragondin alors, c’est ce soir que ça se passe, on teste l’engin c’est parti, faudra quand même se lever du sofa une dernière fois, vie de merde.

Ça y est c’est juste nous deux, moi-même Mara Made in Milan grandie aux pâtes al dente et toi, François***, le vibro-machin « français ».

Le match Italie-France commence, et pour une fois ça risque de me passionner.

Pas de bières chaudes, pas de hors jeux, pas de hurlements virils, en fait pas de testostérone du tout !

 

*** Bon ok Il ne s’appelle pas François à la base mais je nomme tout chez moi – même l’aspirateur ( Giovanni ) –  alors voilà, toi c’est François, le prénom des présidents et si ça ne te va pas, t’auras pas de piles.

Il est plutôt bonne pâte François, ça fait pas très français mais passons.

La boîte – qui affiche un bonhomme la baguette stratégiquement placée – me prévient : même s’il parle une langue étrangère, il est très sûr de ses arguments car il sait de quoi il parle, lui.

Ah ben voilà, c’est bien un Parisien finalement…

 

Ce que la boîte ne précise pas, mais sous-entend  –  j’en suis presque sûre, c’est que ce chouchou va utiliser sa langue à propos, je risque même d’en placer une et je ne devrais pas hocher la tête sur  Macron/Godard/Gainsbourg pour en venir à Pipe/Cunni/Levrette.

Grazie mille.

 

Remplie d’optimisme, je déballe l’engin.

 

 

Un chausse-pied. François ressemble comme un clone d’usine à clones à un pov’ chausse-pied. En silicone.

La notice Smile Makers est catégorique : « Quand tu souris de l’intérieur, tu souris de l’extérieur aussi, et il n’y a rien d’aussi beau ».

Bon, pour l’instant je me marre comme un gamin de 13 ans qui a vu des limaces baiser, je ne suis pas sûre de mon sex appeal, mais je m’en branle un peu, ha-ha.

Tu n’es pas le premier gaulois à franchir les Alpes, tu sais – je lui avoue en le libérant de sa base en frigolite – mais François n’a pas l’air intimidé, alors + 1000 points au premier qui supporte mon humour de camionneuse au pieu et le spectre des ex-bites, le tout sans débander !

De toute façon, François, il n’est pas là pour creuser un tunnel dans le Mont Blanc, car lui il est spécialement conçu pour « celles qui apprécient les plaisirs clitoridiens » qui d’après mes recherches se situent quelque part entre les « phoques qui aiment les sardines » et les « chiens qui aiment le frisbee » mais bon, moins de sophismes, passons à l’action.

 

À peine enfoncés les pouces dans ma culotte, mes deux chattes fixent en direction de leur homonyme d’un air décontenancé.

Pffffff, je vais ENCORE devoir me lever du canap’, que ma vie est dure.

Bon de toute manière je ne sais pas comment on se sert de ce chausse-pied, je suis assez perplexe sur son ergonomie, est-ce un fétichiste qui l’aurait dessiné ?

photo ©Bela Borsodi V Magazine

 

Le mode d’emploi prodigue des infos utiles comme du papier peint autobronzant : « il est fortement déconseillé de le partager avec d’autres personnes » (mince alors, j’oublie ma start-up de sous locations de sextoys et coupes menstruelles …) et encore « séchez-le avec une serviette propre et sans peluches »

 

Par contre rien ne m’indique comment le placer sur autre chose qu’un escarpin (une vulve, disons) et je commence à avoir des sérieux doutes : comment vais je pouvoir prendre mon pied ?

Pas découragée, j’essaie dans un sens (ça chatouille), j’essaie dans l’autre (ça chatouille à l’envers), je le pivote comme un joystick, je bouge sa langue souple un peu dans chaque sens, je change les vitesses (pour une fois c’est pas un mec assis à coté qui dirige, et ça, ça fait un bien fou) mais je ne trouve toujours pas la Vitesse grand O….

Allez ma belle, un petit effort, de la fantaisie, pense à un truc, non pas à racheter du papier alu, bouge-le plus a gauche, plus vite, demain je vais encore avoir mal au canal carpien bordel, attends mais le comptable ne m’a jamais rappelé au fait ?!

 

 

Ok. Du calme.

Plus de concentration sans concentration. C’est comme pour méditer : faut pas penser à ne pas penser mais laissez passer ses pensées paisiblement.

(dites ça 10 fois vite pour gagner votre chausse-pied vibrant)

Et là, miracle, il y a du mieux, on passe de l’acharnement thérapeutique à un moment de détente et oh ! Surprise ! Cendrillon est prise au dépourvu, le petit gaulois place de mieux en mieux ses soldats sur la Botte et avant que je puisse dire Un Espresso Noir très serré svp, non sérieux, VRAIMENT Serré cette fois la dernière c’était imbuvable, BAM !

 

L’enfoiré plante un petit drapeau sur la Corse, qui dorénavant ne sera plus ni vraiment italienne, ni vraiment française, mais ça c’est une autre histoire…

Ce coquin a réussi.

Il ne va pas me prendre dans ses bras lui, mais il va pas se retourner pour ronfler ni me demander « Alors, ça t’a plu ? ». C’est déjà ça.

 

Dommage que je doive me relever ENCORE UNE FOIS pour le laver sécher avec une serviette propre et sans peluches, ou c’était un torchon à carreaux qui sent le brocoli ?

Merde. Je ne me souviens plus.

Bon, je vais faire ça dans 10 minutes. Le démaquillage aussi.

Promis.

Fais-toi plaisir avec le millionnaire, le pompier, le tennisman, le French man et le surfeur sur smilemakerscollection.com, de 19,95€ à 39,95€


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