FanAha expose à La Favela Chic

Vous connaissez la Pop’up galerie de la Favela Chic? Mais oui, souvenez-vous nous y avons notre première expo des Nanas d’Paname il y a bientôt 4 ans!

Et bien cette fois, cette jolie galerie au style new-yorkais avec sa remarquable hauteur sous plafond accueille notre nana FANAHA, avec le collectif FUSE. Elle y expose deux séries de peinture : PSYCHOSE et GEEK.

Deux séries ultra colorées mélangeants personnages acidulés de dessins animés et geekitude branchée.

Nous l’avons revue lors du vernissage (presque) entièrement peinte de la tête aux pieds, une véritable oeuvre d’art vivante. Et oui Fan elle est comme ça, elle ne fait pas les choses à moitié!

 

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Fan Aha à La Favela Chic photo : ©Chloé Bonnard

 

LES NANAS D’PANAME : Cette expo est haute en couleur, quelles sont tes inspirations?

FANAHA : Je ne crois pas avoir d’inspirations particulières en terme « d’influences  » en tout cas. Tout arrive par hasard dans ma tête, dans mes rêves. Je pense que ma plus grande inspiration reste ma petite mais très émotive expérience de la vie et que mon inconscient fait son petit mash up pour sortir ce qu’il lui est vital d’exprimer.
J’ai finalement l’impression d’être un corps :  des bras, des doigts qui tiennent des pinceaux, des crayons et des poscas, au service de mes vives émotions et plus largement de mon inconscient.

NDP : Et ces personnages représentés sur tes oeuvres, tu nous en parles?

F : On retrouve des personnages dans les deux séries, la première, PSYCHOSE  sont des personnages plus personnels par rapport aux autres dont vous pourrez remarquer la notoriété (HAHA) : des figures emblématiques de STAR WARS (padmée, R2D2 revisité en mariage pour tous, Anakin etc), et des personnages des films d’animation de Miyazaki tel que les kodamas (petits esprits de la forêt dans princesse mononoke) et le sans visage (le voyage Chihiro).
Les kodamas sont pour moi importants tout autant qu’ actuels au niveau du message, étant donné les problèmes environnementaux que nous avons créé.
Le sans visage reste un symbole très fort aussi du fait de l’individualisme de notre société. C’est pourquoi on retrouve une toile « humanity is faceless «  et une autre touchant plus à l’amour, et la manière dont ma génération a tendance à ne pas vouloir s’engager et être volage « love is faceless ».
Starwars reste Starwars, il y’a quelques personnages auxquels je suis attachée dans la saga, et qui me touche beaucoup, le VII arrivant, je me suis replongée dans l’univers et j’ai réinterprété ceux qui me tenaient à coeur (il me manque encore Jarjar).
Les figures de la série PSYCHOSE sont à chaque fois très similaires parce qu’elles me ressemblent et qu’elles sont différentes émotions que j’ai vécu ou périodes par lesquelles je suis passée.
Ce sont systématiquement des femmes, livides pour la plupart, les yeux fermés ou vides.
Je pense que je pourrai écrire un poème sur chacune de ces figures féminines, leur impact est très fort sur moi puisqu’elles sont vraiment, chacune, une de mes émotions aussi complexe soient-elles.

NDP : Pourquoi avoir appelé tes séries « Psychose » et « Geek »?

F : Ma deuxième série, que je vais (par nécessité psychique) mettre de côté un temps pour me concentrer sur « PSYCHOSE », s’appelle « GEEK », évidemment et premièrement parce qu’elle fait référence à des univers dans lesquels je suis moi même « Geek »; sûrement et deuxièmement parce que quand on s’intéresse à ses univers (Miyazaki, Starwars…) on est dans la catégorie geek pour la « majorité ». Je n’aime pas cette phrase qui utilise les mots « catégorie », « majorité », mais cela me semble plutôt juste si je dois analyser le pourquoi du comment, donc si c’est ainsi: Geekette je serai.

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NDP : Et ce bodypainting de ouf que tu avais sur tout le torce (avec des nipples space invaders!!) est en rapport direct avec avec deux de tes toiles? Les quelles? Raconte-nous tout!

F : Exactement.
Mélanie et Morgane qui l’ont réalisé, sont deux anciennes élèves de Vincent de Monfreid, grand maître en la matière et professeur à l’Atelier International de Maquillage (AIM). Elles ont merveilleusement bien accompli ma mission.

NDP : Quelle mission?

F : S’imprégner de PSYCHOSE et COSMIC TRIP pour me maquiller le buste et que je devienne une de mes toiles AVEC tout de même une petite touche geek (pour ne pas que ma deuxième série se sente délaissée) grâce à mes nipples space invaders de LADY TORNADE !
Je tenais particulièrement à faire ce bodypainting car je voulais faire l’expérience de ressentir mes toiles d’une autre manière encore, et me mettre à nu physiquement pour m’aider à affronter la mise à nu psychique.
C’était très réussi mais cela a peut être un peu trop détourné l’attention ! Haha.
Mélanie et Morgane se sont principalement inspirées de PSYCHOSE, elles avaient une copie en modèle pendant qu’elles oeuvraient sur mon corps.
PSYCHOSE est la toute première toile de ma série, d’où son nom. Elle est à l’origine de tout. J’étais en vacances chez ma mère en Alsace et ça faisait un jour et deux nuits qu’elle trottait dans ma tête, cette femme au visage soumis, délicat et sensuel; qui semble flotter et en même temps être figée dans un autre espace temps (celui de la pensée).
Elle est très lunaire, ses couleurs chaudes et froides qui se battent les unes contre les autres dans sa chevelure dénote le désordre éreintant de ses pensées; l’effet étant renforcé par les détails minuscules, précis et répétitifs.
Elles représentent parfaitement le chaos qui habite mon crâne et les pensées, les questions, qui ne s’arrêtent jamais.

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NDP : Tu as vraiment ton univers à toi, quelle genre de nana es-tu?

F : Ma première réponse serait : hum, si un jour je le sais, je te fais signe ! Haha.
Mes proches diraient : différente, originale ou encore un alien mais pas de manière péjorative !
Et en essayant de verbaliser un peu ma personnalité je dirai : une nana mi-femme /mi-enfant sachant qu’on pourrait en dire le contraire pour moi fillette (mi-enfant/mi-femme). D’aussi loin que je m’en souvienne j’ai toujours été hyper-émotive, anxieuse, angoissée, stressée, à me poser un milliards de questions, trop souvent existentielles (à croire que j’ai commencé ma crise d’adolescence bien trop tôt mais qu’elle ne s’est jamais terminée) et j’ai TOUJOURS essayé d’exprimer toutes ses émotions à travers la création, que ce soit en musique, en danse ou en arts visuels. Du coup. Le mot passionnée s’impose !

J’ai toujours eu cette sensation, même si c’est cliché, d’être montrée du doigt, incomprise, la cible de moquerie; et ce n’était pas vraiment faux (minute caliméro, 1,2,3, j’arrête).
Mais grâce à cette sensibilité, j’ai une manière à moi d’exister et d’essayer de vivre, d’exprimer, de ressentir, d’aider et de partager au mieux, tout et rien. Au risque d’être écorchée (caliméro ? Haha)
Oui oui le monde persécute mes émotions mais c’est ce qui fait de moi ce que je suis.

 

NDP : Et des projets à venir à nous dévoiler?

F :  j’aimerai vous annoncer le Grand Palais mais je pense qu’il faut attendre ma mort pour ça (ce qui me fait penser à une performance que je ne dévoilerai pas dans le doute de la faire un jour hahaha.. Mais vous avez compris évidemment) ou le Carreau du Temple, ce qui peut peut-être arriver, qui sait ?
Pour l’instant, je vous annonce ma publication dans le BLENDER bookmagazine numéro 9 dont le lancement sera fêté ce jeudi 29 mai au bar brûlé de l’hôtel W et une exposition au Playtime le samedi 20 juin.
Et bien sûr, mon exposition n’est pas terminée, je vous invite à venir y faire un tour jusqu’au 5 juin à partir de 19h30 (c’est bien parce qu’en plus de faire une promesse d’achat et de commander tee shirts ou tote bag avec mes illustrations vous pouvez même manger et boire un/des verres). Elle n’est pas belle la vie ? Oui, « je sais que vous savez que je sais » que vous êtes crésus ! Mouhaha.

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Fan aha à la Favela Chic photo : ©Chloé Bonnard

Portrait chinois

Si tu étais…

Une rue de Paris

Rue de Paradis.
Parce que j’ai découvert cette rue pour faire mon visa pour partir en Inde il y a trois ans et que L’Inde reste mon paradis émotionnel.
Parce qu’elle était loin de chez moi, et que j’habite à 7 minutes à pieds aujourd’hui.
Parce qu’elle s’appelle paradis et que le manoir de Paris et ses histoires sordides y trône et QUE CA, ça rappelle parfaitement l’antagonisme de ma personnalité.

Un personnage de dessin animé

Sailor Moon, parce que je suis maladroite mais j’ai des super pouvoirs et que je combats le mal au nom de l’amour et de la justice. Mouhaha.
Pour Moon aussi, puisque j’aime la lune. Je passe la moitié de ma vie à luner (eh oui on en a fait un verbe pour moi).

un vêtement

Une robe.
Ça fait 3 ans que je remets des pantalons. Avant ça, que des robes dans mon dressing.

Un animal

Une licorne croisée avec un dragon. Quoi qui a dit que ni l’un ni l’autre existait et que de ce fait, un tel croisement était impossible ? Dans ce cas je n’existerai pas et pour l’instant, j’existe. Haha

Une chanson

Wouh ! Ça c’est très périodique.
Aujourd’hui même, love injected d’Aminata. Découverte en regardant l’eurovision pour la deuxième fois de ma vie. C’est la Lettonienne, et elle DÉBOÎTE.
Elle est MYSTIQUE et c’est tout ce qui me fait vibrer ! Comme FEVER RAY « if I had a heart » pour citer quelque chose de constant.

Merci Fanaha.

Crédit photos : Chloé Bonnard


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